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Une grossesse (pas) comme les autres

#empowerwomenthroughcreativity

La grossesse est un sujet qui me tient à cœur, mais au-delà de la magie de ce moment, j’y vois un acte bien plus important. Ne pensez-vous pas que nos enfants seront les adultes de demain et que c’est à eux qu’il appartient de changer le monde ? Je pense que nous devons leur donner toutes les clés en main pour bâtir leur confiance en soi et leur bien-être.

Et pour moi la transmission commence dès la grossesse.

J’ai beaucoup mis en avant mes grossesses car elles ont été des périodes d’épanouissement extraordinaire dans ma vie de femme. C’est peut-être le sujet sur lequel on m’a posé le plus de questions.

Parler de la grossesse, c’est aussi aborder des sujets tels que le bien-être, le sport, la pratique du yoga. Je vais vous parler de mon expérience, sous un angle (j’espère) créatif, pas trop terre à terre, et chacune y prendra ce qu’elle voudra. Ce que je souhaite profondément, c’est que ces quelques mots vous donneront des pistes pour vous laisser aller et vivre votre grossesse aussi sereinement que j’ai vécu les miennes.

Je suis consciente que j’ai eu deux grossesses exceptionnelles et que nous ne sommes pas toutes logées à la même enseigne. Mais je voudrais vraiment que même celles qui ont une grossesse difficile lisent ces lignes comme un récit et n’y voient surtout aucune leçon de vie.

J’ai l’impression qu’on entend plus souvent les femmes se plaindre de leur grossesse que l’inverse. C’est pour cela que j’ai envie de raconter mon histoire. J’ai adoré être enceinte, et je n’ai pas envie d’être la seule !

Je disais dans Le mot d’Alix que la créativité était à mon sens un outil essentiel dans la vie, lorsqu’il s’agit de lâcher prise avec soi-même ou d’apprendre à se faire confiance.

Pour moi la grossesse c’est exactement cela : c’est essayer d’oublier tous les petits inconforts physiques et mettre son corps au service de son enfant, et à partir de là tout devient possible (à peu près !).

Nous devrions célébrer et remercier notre corps beaucoup plus souvent et ne pas tout considérer comme acquis. J’ai appris moi aussi à prendre soin de lui mais surtout à l’écouter.

C’est pourquoi j’ai envie de commencer ce texte en vous suggérant de vous écouter et d’écouter votre corps avant tout, avant les docteurs, et surtout avant toutes les inepties que l’on peut lire sur Google. Je ne dis pas qu’il faut aller à l’encontre d’un avis médical, ne vous méprenez pas, mais je pense que notre instinct et notre corps savent mieux que personne ce dont nous avons besoin.

Il y a un double enjeu dans la grossesse : un challenge physique et un challenge psychologique. Pour moi, l’osmose d’une grossesse résulte dans le fait de trouver un juste équilibre entre ces deux forces. Ce que j’ai trouvé magique, c’est quand je me suis rendue compte que l’une entraîne l’autre. Voici comment.

Première grossesse

Découvrez l’interview d’Alix & Caroline sur Romy and the Bunnies.

@romyandthebunnies

Pour ma première grossesse, j’habitais à New York. J’ai continué à pratiquer les sports que je faisais auparavant comme si de rien n’était. J’ai toujours évolué dans un univers très sportif, je faisais beaucoup de sport quand j’étais plus jeune, j’ai fait du tennis à haut niveau, et je reconnais que j’aime la notion d’effort qui y est associée. Pousser mes limites m’aide à garder la tête sur les épaules lorsque j’ai un rythme de travail assez soutenu et beaucoup de déplacements à l’étranger.

(Evidemment cela m’aide aussi à garder la ligne, car disons que je suis une bonne vivante et que la nourriture tient une place essentielle dans ma vie !)

#heimstoneatable

Découvrez mon petit déjeuner préféré pendant ma grossesse en cliquant ici.

J’ai fait du sport jusqu’à 6 mois de grossesse tous les jours : je courais, je faisais de la boxe, puis j’ai dû arrêter, avouons que ce ne sont pas vraiment des sports adaptés quand on a un gros ventre… J’ai donc passé les 3 derniers mois de ma grossesse sans faire de sport. Je me déplaçais néanmoins à vélo dans cette (grande) ville et je marchais beaucoup, donc cela ne m’a pas dérangée plus que ça.

Côté suivi médical, tout se passait en France mais je vivais à NYC. C’était intéressant car j’avais d’un côté des informations factuelles (normal !), c’était très terre à terre et médicalisé puis je repartais à NYC et je vivais ma grossesse sans tout cela.

J’avais la sensation qu’à Paris, on percevait presque la grossesse comme une maladie (ne prenez pas l’avion, évitez de trop prendre la voiture, quand vous rentrerez à NYC attention à la nourriture là-bas qui n’est pas très saine, tous les clichés auxquels j’ai pu avoir droit !)

A contrario, à NYC, j’ai adoré constater que les femmes enceintes sont beaucoup plus libérées, elles sont sexy, vivent dans leur caleçon de sport très moulant, sont ultra lookées, habillées avec des vêtements qui montrent leurs formes, elles sont fières de leurs corps quand on les voit arpenter les rues new-yorkaises un café à la main.

Il y a une appréhension que j’ai trouvée beaucoup plus sexy et "empowering" de la grossesse à New York.

J’ai adoré toute cette période d’autant plus que ma sœur jumelle Caroline @threesevenparis était elle aussi enceinte (de seulement 6 semaines de plus que moi), nous habitions évidemment à côté l’une de l’autre.

Ma première fille Ellis est née en août 2014, après une grossesse et un accouchement très faciles (nous en parlerons dans un prochain article).

La grossesse et le yoga

C’est à un peu plus de 6 mois de grossesse, j’ai finalement commencé à écouter mon corps.

J’avais des douleurs dans le bas du dos, des fourmis dans les jambes le soir (c’est assez courant, paraît-il). En rentrant chez moi le soir, je ressentais le besoin de m’étirer, et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’ampleur du désastre ! En effet, mon corps était d’une raideur incroyable, mon esprit voulait que mon corps s’étire, mais mon corps n’en était pas capable !

J’ai pensé que ma grossesse était déjà trop avancée pour commencer le yoga, il y avait trop de travail à faire. C’est donc seulement 3 mois après avoir accouché d’Ellis que j’ai décidé de m’y mettre.

Je suis rentrée à NYC avec Ellis lorsqu’elle avait 2 semaines, je me suis remise au sport à peine 5 semaines après qu’elle soit née (aux Etats unis, ils ne savent même pas ce qu’est la rééducation du périnée, personne ne la fait, c’est fou non ?)

J’ai repris le sport en alternant boxe et yoga.

N’allez pas croire que l’on se met à faire du yoga tous les jours du jour au lendemain, loin de là ! Il m’a fallu plus d’un an pour réellement m’y mettre. Le yoga est pourtant une pratique très répandue à New York, mais c’est une fois rentrée à Paris que je m’y suis mise pour de bon. Je n’avais qu’un seul but, pouvoir mettre mes mains au sol !

Le yoga est un prétexte. Je pense qu’il s’agit avant tout d’une expérience avec soi-même, d’un challenge personnel et d’une écoute de soi, une demande de son corps qui a toujours été là mais qui a été enfin entendue. A cette époque en tout cas, j’ai compris que le yoga allait devenir un véritable vecteur de bien-être dans ma vie.

Je suis passée par des débuts très difficiles. Mon corps était si raide que chaque posture me lançait comme des décharges électriques. Mais j’ai expérimenté, exploré… et mon corps m’a remerciée. Après avoir essayé plusieurs types de yogas différents (notamment le Vinyasa comme j’imagine pas mal de débutantes qui fantasment sur des comptes Instagram de yogis stars!), j’avais trouvé celui qui me correspondait le mieux : l’Ashtanga.

Pourquoi l’Ashtanga ? Parce que j’aime la rigueur, le côté quasi-militaire de cette pratique, son aspect ultra physique (parce que oui, il ne faut pas oublier qu’on est aussi là pour sculpter son corps et perdre quelques calories !), et plus tard j’en ai découvert le côté spirituel.

Je pense qu’il existe un yoga pour chacune.

Le yoga m’a petit à petit apporté un bien-être infini. Concrètement, mes classes sont généralement à l’heure du déjeuner et coupent ma journée en deux. En général, après 1h30 d’Ashtanga, je retourne au studio complètement transformée, plus rien n’est un problème et tout devient un terrain de jeu.

Je laisse mon esprit vagabonder, m’efforce de ne pas le retenir et une multitude de nouvelles portes s’ouvrent à moi (du moins c’est ce que je ressens!)

La respiration qui est liée à cette pratique, me donne comme des petites soupapes d’oxygène. Physiologiquement et symboliquement, elles me permettent de voir les choses différemment avec plus de légèreté et de simplicité.

C’est ici que se niche la créativité, celle dont je vous parlais dans Le mot d’Alix. Ce n’est pas forcément savoir chanter ou danser, c’est utiliser toutes les ressources nécessaires qui nous entourent pour trouver de l’énergie et aller de l’avant, se laisser porter et emporter pour donner le meilleur de soi. Cette créativité-là, elle est partout, dans le sport, la nourriture que l’on choisit, les challenges que l’on relève, et elle fait de nous au quotidien des femmes plus fortes. Et le yoga m’a ouvert, aussi, ces portes-là.

Seconde grossesse

En avril 2017, lorsque je suis tombée enceinte pour la seconde fois, je pratiquais le yoga quotidiennement depuis un peu plus d’un an. J’ai été obligée d’arrêter pendant le premier trimestre pour que mon bébé s’accroche bien, puis j’ai repris de plus belle. Presque tous les jours jusqu’à la fin, j’ai pratiqué.

J’ai la chance d’avoir un très bon professeur d’Ashtanga, Cyril Lagel, qui m’a soutenue et m’a aidée à avancer dans ma pratique tout au long de ma grossesse.

Comme je le disais plus haut, le yoga challenge aussi bien le mental que le physique, et ma pratique du yoga m’a clairement aidée à différents moments à faire cohabiter ces deux forces.

J’ai commencé le yoga en étant dans une dynamique de performance et petit à petit, aussi grâce à la grossesse, je me suis abandonnée dans une pratique certes physique, mais aussi spirituelle.

Cyril (mon professeur), m’a beaucoup aidée, mais surtout il m’a fait faire deux choses exceptionnelles : il m’a demandé d’écrire ce que je ressentais tout au long de ma grossesse, mois après mois, jour après jour. J’attache donc ce long récit pour celles que ça intéresse !

J’ai pu explorer des sensations extraordinaires pendant la grossesse, et vivre des moments de partage indescriptibles avec mon bébé. Vous verrez aussi que de suivre cette rigueur n’a pas été facile tous les jours…

La seconde chose, c’est que Cyril est avant tout photographe, il m’a donc photographiée tout au long de ma grossesse…

Enfin la dernière chose, c’est que Cyril est si bon photographe que j’ai utilisé ses photos pour la réalisation de notre imprimé phare de la saison, l’imprimé Underwater.

Revenons-en au yoga… À aucun moment, je n’ai envisagé la pratique du yoga pour me prouver quelque chose. Je pense que pratiquer une activité physique tout au long de sa grossesse, quelle qu'elle soit, rééquilibre les forces de son corps et procure un véritable bien-être, corporel et psychologique.

Bien sûr, il y a des jours où nous n’avons pas envie d’y aller, mais croyez-moi, allez-y juste parce qu’on sait qu’on va se sentir bien après.

Il faut désacraliser ce que l’on voit sur Instagram… Oui, on va au yoga tous les jours, mais on fait ce qu’on peut. Ce qui compte, c’est d’y être allé. Oui, les postures sur la tête sont les plus impressionnantes, mais les postures sur la tête permettent aussi d’inverser le poids du bébé, et c’est magique comme sensation ! Tout est une question de point de vue…

Et si je peux vous donner un conseil, un seul : donnez-vous votre rythme. Il s’agit de votre corps et de votre moment. Cela ne dure que 9 mois. La grossesse est une période magique dans la vie d’une femme. Sentez-vous belle, portez des vêtements qui vous subliment, marchez, faites du sport… Profitez de ce moment exceptionnel pour vous faire du bien, et faire du bien à votre bébé, cela n’appartient qu’à vous !

Les 2 photos ci-dessous sont à 7 mois de grossesse.

Ma dernière pratique 4 jours avant mon accouchement.


9 commentaires


  • Tout simplement merci pour la justesse, la simplicité et la fluidité des mots dans ce partage, cette expérience magique dans la vie d’une femme. Romy ma troisième fille est née le 05.01 de cette année.

    Caroline le

  • Dear Alix
    I remember the Romy and the bunnies articles as I was on the site reading up for things for my own daughter, Alix, who was a year old.
    ive been following you ever since!
    You have a wonderful story telling voice and although pregnancy and babies are behind me, your words made me reflect on my my own very happy, easy experiences.
    I am going to give yoga another try too!!

    Monique le

  • Pourquoi ne pratiques-tu pas le mysore et péfères-tu les classes d’ashtanga ? As-tu comme projet de développer (entre autre) une pratique de l’ashtanga seule à la maison et si oui comment ?
    Merci,
    Flore

    Flore PARADIS le

  • Comme je te l’avais déjà confié concernant l’allaitement, j’adore ta façon de prendre les choses sereinement, cela m’inspire beaucoup! Effectivement j’arrive à la fin de mon premier trimestre de ma deuxième grossesse (la première s’étant merveilleusement bien passée) et je commence à reprendre également le yoga (à mon faible niveau, mais le principal est de se faire du bien!). Je suis persuadée que la sérénité d’une grossesse se passe aussi dans la tête! J’ai beaucoup de copines autour de moi qui passent leur temps à stresser sur leur alimentation, culpabiliser sur leur activité professionnelle etc… et c’est tellement dommage de passer à côté de sa grossesse comme ça…

    Amélie le

  • Merci pour ce témoignage plein de bonnes ondes. Je partage complètement cette vision qu’en France la grossesse est vue comme une maladie voire un handicap… quel dommage…

    Ana le


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